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Foire aux questions


[Processus] [CMM-CMMI] [SCAMPI] [ISO15504]

Les modèles CMMI et SW-CMMI

Quelles sont les principales différences entre la version 1.1 et 1.2 du modèle CMMI ?

Tout d’abord, précisons que le principal objectif du SEI pour cette nouvelle version 1.2 a été de simplifier l’architecture du modèle CMMI. En effet, la modification majeure est la suppression des 3 processus dédiés à IPPD (Integrated Product & Process Development) et SS (Supplier Sourcing) :

  • OEI (Organizational Environment for Integration)
  • IT (Integrated Teaming)
  • ISM (Integrated Supplier Management)

Bien entendu, les pratiques de ces anciens PA n’ont pas toutes disparues, et l’on trouve :

  • 2 pratiques supplémentaires dans l’objectif SG2 de SAM qui sont issues d’ISM,
  • un nouvel objectif dans OPD-IPPD basé sur des pratiques d’OEI,
  • un nouvel objectif dans IPM-IPPD basé sur des pratiques des objectifs SG3 et SG4 de IPM (v1.1)

L’option IPPD ne s’appuie donc plus sur des PA dédiés mais sur des objectifs optionnels dans OPD & IPM. Il existe donc 2 modèles, CMMI-DEV et CMMI-DEV+IPPD qui font partie de la première constellation de la planète CMMI. Cette première constellation, appelée « DEV », est dédiée au développement et à la maintenance de produits. Elle sera suivie ensuite de 2 autres constellations « ACQ » et « SVC » dédiées respectivement à l’acquisition de produits / services et à la fourniture de service. L’option SS, quant à elle, est supprimée, et les pratiques d’ISM qui ont migrées dans SAM sont à coup sûr la modification la plus impactante pour les organisations qui n’avait pas implémenté ISM avec la version 1.1.
Enfin, pour terminer, voici une liste des autres modifications significatives apportées au modèle dans sa version 1.2 :

  • la notion de pratique « de base » et de pratique « avancée » a été supprimée afin de faciliter l’implémentation de la vue continue du modèle,
  • on trouve dorénavant dans certains PA des informations spécifiques à l'ingénierie "hardware" afin de faciliter la compréhension du modèle pour cette discipline,
  • deux pratiques ont été ajoutées dans OPD et IPM sur l'environnement de travail des projets,
  • un découpage plus explicite dans OPF (2 objectifs distincts) entre la mise en œuvre d'une action d'amélioration et le déploiement des résultats de cette action dans les projets en cours,
  • seul le PA SAM est désormais explicitement identifié comme pouvant être Non Applicable.

Quelle différence y a-t-il entre le CMMI et le SW-CMM?

Le modèle d'évolution des capacités ("Capability Maturity Model" ou CMM en anglais) existe depuis 1990. Comme plusieurs autres modèles, portant sur des domaines autres que le développement de logiciel, ont repris les lettres "CMM", on a rebaptisé le CMM d'origine en SW-CMM (les lettres "SW" référant au mot "software"). La version courante (version 1.1) publiée en 1993 devait être remplacée par la version 2.0 vers 1998. Juste avant sa publication, le SEI a redirigé ses efforts vers une intégration des pratiques de systèmes et de logiciel, puisqu'elles sont souvent liées dans les projets industriels.
Le SEI désirait ainsi remettre de l’ordre dans la foison des modèles qui avaient entre temps été développés. Ceci a mené vers un modèle combiné et intégré nommé CMMI ("I" pour intégration).
Heureusement, le CMMI reprend entièrement la version de travail 2.0 du SW-CMM; cette version en devenir fut traitée comme une des entrées importantes pour le modèle CMMI. Progressivement, le SEI va encourager l'utilisation du modèle CMMI plutôt que du SW-CMM tout en continuant à soutenir pleinement le SW-CMM durant la phase de transition prévue jusqu'à la fin de 2005.

Quel est l'impact concret du CMMI dans les organisations qui utilisent déjà le SW-CMM ou qui s'y intéressent aujourd'hui?

Le CMMI a été publié en version 1.0 le 11 août 2000 et en version 1.1 (version beaucoup plus stable, si on se fie à l'histoire du SW-CMM) au début 2002. Les informations se trouvent sur les pages CMMI du SEI.
Le SEI a déjà confirmé qu'il maintiendrait le soutien complet au SW-CMM version 1.1 pour une période de quelques années suite à la publication du CMMI version 1.1; les formations de nouveaux Chefs évaluateurs CBA IPI (basé sur le SW-CMM) sont terminées depuis fin 2003, ce qui donne une période de 2 années additionnelles pour mener des évaluations CBA IPI (le cycle de certification étant de 2 ans), donc on parle de fin 2005 pour l’arrêt des CBA IPI. De plus, il est déjà acquis que le passage de l'un à l'autre est assisté par des chemins de transition proposés et soutenus par le SEI.
En clair, si le SW-CMM 1.1 répond aujourd'hui aux besoins d'une compagnie intéressée à l'utiliser pour améliorer son processus logiciel, il n'y a pas lieu de retarder ou d'arrêter son initiative. Il serait néanmoins prudent de se former au CMMI et de définir sa stratégie de transition en fonction de ses besoins d'affaire. Par ailleurs, il est préférable, si on ne fait que commencer son entrée dans le monde de l'amélioration de processus, de le faire avec le nouveau CMMI. Encore une fois, le conseil le plus important: ne pas tarder! Vos compétiteurs sont déjà dans la course...

Qu'est-ce que le CMMI et le SW-CMM?

Le modèle d'évolution des capacités ("Capability Maturity Model" en anglais) est un référentiel des pratiques clés que devrait mettre en œuvre toute entité de développement ou de maintenance d'un produit totalement ou partiellement logiciel. Dans le SW-CMM, on se concentre sur les pratiques concernant le logiciel alors que dans le CMMI, les pratiques concernent le logiciel et/ou le système. On peut imaginer que ces modèles seraient le fruit d'une vaste consultation auprès des projets ayant connu les plus grands succès qui recommanderaient à la communauté d'ingénierie logiciel et système ce qu'il faut faire, en documentant le tout dans un modèle, pour réaliser des projets avec succès et pour s'améliorer de façon continue.
Publié par le SEI, ils sont largement utilisés dans la communauté logiciel et système pour évaluer la maturité de processus des entreprises et organismes, pour développer des plans d'amélioration ou comme référence pour la mise en œuvre de pratiques plus matures. On peut dire que le CMMI et le SW-CMM sont devenus des normes de facto.

Quelle reconnaissance le CMMI et le SW-CMM ont-ils au niveau international?

Le modèle d'évolution des capacités SW-CMM a été diffusé par le SEI en version 1.0 à compter de 1990. La version 1.1, plus stable, fut publiée en 1993 et a connu un succès international rapide. Largement utilisé dans plusieurs segments de l'industrie et des organismes publics, il a inspiré de nombreux travaux d'application du modèle ou d'adaptation. La version 2, dont la diffusion était prévue en 1998, a fait l'objet de plusieurs publications préliminaires qui ont circulé dans les cercles de révision.
Le projet d'intégration des modèles développés par le SEI a récupéré la version 2 (non publiée) pour la relancer à travers le nouveau schéma intégré appelé CMMI. Il s'agit donc d'un outil largement répandu qui connaît une évolution disciplinée à laquelle participe la communauté internationale. Sans constituer une panacée ou une solution ultime, le modèles SW-CMM (logiciel) et CMMI (logiciel et système) comptent sans nul doute parmi les meilleurs référentiels existant sur les pratiques recommandées pour développer ou maintenir des produits basés partiellement ou totalement sur du logiciel.
Les statistiques du SEI font état de près de 2000 organisations ayant réalisé des évaluations officielles et ce n'est là que la pointe de l'iceberg. En effet, pour une organisation qui réalise une évaluation officielle rapportée au SEI, il y a sans doute des dizaines d'autres organisations qui utilisent les modèles correspondants sans faire d'évaluations officielles et rapportées au SEI.

Le CMMI et le SW-CMM s'utilisent-ils (comme référentiel) en dehors d'une démarche d'évaluation formelle de type SCAMPI ou CBA IPI?

Bien sûr ! Le CMMI ou le SW-CMM peuvent certainement constituer des références de choix pour toute personne qui cherche de bonnes idées pour améliorer ses façons de travailler ou pour réfléchir sur des solutions de remplacement aux pratiques courantes qui souffriraient de certaines lacunes. On peut y trouver des exemples, des pistes d'amélioration, des idées pour confronter ses intuitions, etc. Certaines organisations ont développé des méthodes d'évaluation, autres que SCAMPI ou CBA IPI, et utilisent le CMMI ou le SW-CMM comme référence en amélioration continue de processus.

Le CMMI et le SW-CMM ne s'appliquent-ils qu'au domaine du logiciel? Qu'au développement et à la maintenance?

Le CMM original s'appelle en fait SW-CMM (pour "Software SW-CMM").
Dès lors, on comprend qu'il s'applique en effet au domaine du logiciel, que ce soit en développement ou en maintenance. Rappelons que les méthodes (ou méthodologies) et les technologies (logiciel ou équipements) spécifiques utilisés dans une entreprise ou un organisme ne limitent pas l'utilisation du SW-CMM puisque les pratiques sont formulées d'une façon suffisamment générique.
Bien que celles-ci demeurent libellées pour couvrir le domaine du logiciel, certains en extrapolent leur application (et cela peut se justifier) à d'autres domaines (parfois éloignés du domaine logiciel). Ceci ne doit cependant pas faire oublier que la vocation établie par le SEI pour les pratiques décrites dans le modèle SW-CMM couvre le développement et la maintenance de logiciel.
Par ailleurs, le SEI a élaboré une famille de modèles pour différents domaines connexes au logiciel en s'appuyant sur l'architecture de son premier modèle : le SW-CMM.
Ainsi on retrouve, en plus duSW-CMM (autrefois désigné par CMM tout court), le SE-CMM (pour "Systems Engineering" SW-CMM, couvrant les pratiques d'ingénierie de système et qui sera intégré dans le CMMI), le P-CMM (pour "Personal" SW-CMM, couvrant les pratiques de gestion de personnel), le SA-CMM (pour "Software Acquisition" CMM, couvrant les pratiques d'acquisition de progiciel), etc. pour lesquels le SEI agit comme maître d'œuvre de l'évolution ou comme participant clé. Tous ces modèles ont l'avantage de partager la même architecture, facilitant leur utilisation commune une fois qu'on a adopté un des modèles de la famille. C'est un peu comme les applications de Microsoft Office qui partagent une interface commune et un grand nombre de caractéristiques de base.
Tous ces modèles ont l'avantage de partager la même architecture, facilitant leur utilisation commune une fois qu'on a adopté un des modèles de la famille. C'est un peu comme les applications de Microsoft Office qui partagent une interface commune et un grand nombre de caractéristiques de base.
Mais il importe de souligner à nouveau que depuis que le SEI a publié les résultats de son projet d'intégration (CMMI), le résultat (le modèle CMMI lui-même) s'applique à un domaine plus vaste (tout le champ "système") que le SW-CMM, tout en n'intégrant pas, pour l'instant des pratiques de gestion de RH comme on en trouve dans le P-CMM.
Le paradigme de base du modèle CMMI demeure la notion de PROJET (date de début, date de fin cible, budget, équipe dirigée par un chef, client, etc.). Ainsi, tout PROJET visant la livraison d'une solution basée partiellement sur le logiciel est bien couvert par le CMMI. Si on pense à la maintenance évolutive, on peut en général appliquer tout à fait cette notion de projet; donc le CMNMI s'applique très bien à ce type de maintenance. Cependant, pour la "petite maintenance corrective" faite, la plupart du temps, de petites corrections, en urgence, le concept de projet est en général plus difficile à appliquer puisqu'on conceptualisera plutôt cette démarche comme une ACTIVITÉ continue. Il devient alors nécessaire de fortement adapter les pratiques du CMMI pour l'appliquer à une telle démarche.

Est-on restreint dans l'usage du CMMI ou du SW-CMM quand on applique une certaine méthode, une certaine technologie ou un certain outil de développement (ou de maintenance)?

Non : le CMMI et le SW-CMM sont génériques dans le libellé des pratiques.
Ils sont indépendants de toute méthode (ou méthodologie) et de tout environnement technologique (matériel ou logiciel).

Le CMMI ou le SW-CMM sont-ils des préalables obligatoires à la mise en oeuvre d'un programme d'amélioration de processus?

Bien sûr que non. Le CMMI ou le SW-CMM ne sont pas des panacées: bien que fort bien faits et répandus, ce sont des modèles incomplets et perfectibles. Ils représentent des référentiels dont la robustesse et l'utilité ont été vérifiées dans des centaines de compagnies à travers le monde. Utiliser de tels modèles comme référentiels pour ses investissements en matière d'amélioration de processus constitue certainement un bon moyen de minimiser ses risques et de maximiser ses bénéfices.

Où peut-on se procurer le CMMI ou le SW-CMM?

Le CMMI a été publié sous forme de livre à couverture rigide que la plupart des utilisateurs préfèrent à cause de son format plus pratique lors de déplacements. On trouve ce livre en librairie : "The CMMI : Guidelines for Process Integration and Product Improvement"; Carnegie Mellon University / Software Engineering Institute; SEI series in software engineering; Addison-Wesley Publishing Company, Inc.; 2003; ISBN 0-321-15496-7.

Comment se positionnent le CMMI et le SW-CMM par rapport a ISO/CEI 15504, suite au projet SPICE?

Un groupe de travail de ISO/CEI (Organisation internationale de normalisation / Commission électrotechnique internationale) a été mis sur pied pour tenter de normaliser un modèle de pratiques de développement et de maintenance du logiciel ainsi qu'une méthode d'évaluation. Ce groupe visait à ce que la norme résultante atteigne une acceptation internationale de ces deux composants. Ce fut le projet SPICE ("Software Process Improvement and Capability dEtermination"), qui a par la suite, cédé le pas à un groupe de travail régulier de ISO/CEI, qui a poursuivi les travaux.
Objectif ambitieux qui a progressé jusqu'à la production non pas d'UN modèle et d'UNE méthode, mais bien d'un ensemble d'exigences pour DES modèles et DES méthodes qui seraient jugés conformes à la norme ISO/CEI. Ce changement de cap par rapport à l'objectif initial (UN modèle et UNE méthode), sans doute inévitable, présente l'avantage de faciliter le consensus international et de stimuler le développement de solutions qui s'adaptent à différents besoins tout en partageant un ensemble de règles communes.
Le SEI fut un intervenant important du projet SPICE, sans doute pour influencer les exigences de la norme afin que son modèle (CMMI) et sa méthode (SCAMPI) soient faciles à rendre conformes à la future norme ISO. Comme le modèle SW-CMM et la méthode CBA IPI de leur côté ne feront plus l'objet d'évolution de la part du SEI , le SEI ne reflétera pas les exigences ISO15504 dans ceux-ci, se concentrant plutôt sur leurs équivalents plus récents et destinés à les remplacer: CMMI et SCAMPI.
L'organisme ISO/CEI n'a pas encore fait franchir toutes les étapes d'approbation de la norme maintenant référencée ISO/CEI 15504. On peut trouver des informations détaillées sur ISO/CEI15504 et le projet SPICE sur le site officiel.

Est-ce possible d'avoir un aperçu du CMMI?

On peut, bien sûr, assister à une brève présentation (Alcyonix peut offrir de telles présentations). On peut aussi, évidemment, lire le modèle, lui-même. Le modèle CMMI disponible sur le site du SEI se présente en un seul volume que l’on sélectionne selon la représentation étagée ("staged") ou continue ("continuous") et selon plusieurs regroupements possibles de disciplines.

Existe-t-il plusieurs cours reconnus sur le CMMI ou le SW-CMM? Quelle importance doit-on accorder au statut "officiel" des cours "Introduction au SW-CMM" et "Introduction au CMMI" du SEI?

Rien n'empêche quiconque d'offrir des cours sur le CMMI ou le SW-CMM puisque ces modèles sont du domaine public. Le SEI a développé des cours de 3 jours sur chacun de ces modèles qu'il offre directement ou via un réseau de partenaires autorisés (par exemple : Alcyonix). Bien sûr, le SEI reconnaît officiellement la valeur de ses propres cours donnés par ses propres consultants ou par ses partenaires autorisés (comme Alcyonix).
Il va même exiger des aspirants à l'accréditation officielle de chef évaluateur qu'ils aient suivi CE cours. Cependant, pour les membres d'équipe d'évaluation, le SEI requiert des chefs accrédités qu'ils vérifient la bonne connaissance du SW-CMM ou du CMMI de la part de chaque membre de leur équipe. Pour la méthode CBA IPI seulement, le chef évaluateur peut décider d'exiger le cours SEI ou peut en accepter un autre, dans la mesure où les exigences d'équivalence définies par le SEI sont rencontrées. Avec la méthode SCAMPI le chef évaluateur doit s'assurer que chaque membre d'équipe a suivi le cours officiel "Introduction au CMMI".

Si je veux suivre un cours officiellement reconnu par le SEI sur le CMMI ou le SW-CMM, où dois-je m'adresser?

Plusieurs sources sont possibles : il s'agit de trouver la plus pratique (localisation, langue, calendrier) au meilleur coût.
Alcyonix est un partenaire de transition du SEI qui offre des cours officiels en anglais ou en français, partout dans le monde.

On peut aussi contacter directement le SEI qui offre ces cours en anglais dans ses locaux ou, à l'occasion, dans différentes villes.


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